Kystes radiculaires

Kyste radiculaire secteur 46

Kyste radiculaire secteur 46

Ces kystes odontogènes trouvent leur origine dans une infection dentaire ou dans une anomalie de développement.

Les kystes apicaux sont très fréquents (60% de tous les kystes odontogènes).

Toutes les dents nécrosées ou infectées peuvent développer un kyste apical mais ce sont plus souvent les dents antérieures qui sont affectées.

Ils sont souvent diagnostiqués entre 30 et 50 ans, mais tous les âges sont concernés.

Ils se développent le plus souvent de manière asymptomatique à partir d'un tissu de granulation apical et sont donc la conséquence lointaine d'une infection pulpaire.

Leur découverte peut être fortuite (lors d'un examen radiologique) ou liée à des phénomènes inflammatoires ou infectieux, à la présence d'une tuméfaction ferme ou donnant la sensation d'une balle de ping-pong à la palpation.

Au maxillaire, ils peuvent évoluer vers les sinus maxillaires ou les fosses nasales.

A la mandibule, la fragilisation peut conduire à des fractures.

Radiologiquement, ils apparaissent comme des lacunes arrondies bien limitées appendues à l'apex d'une dent cariée. Contrairement aux granulomes, ils présentent généralement un liseré de bordure radio-opaque.

Le traitement consiste en l'exérèse chirurgicale avec extraction de la dent causale ou résection apicale si les conditions s'y prêtent.

 

Les kystes latéraux sont beaucoup plus rares. Ils trouvent probablement leur origine dans la prolifération et la transformation kystique de restes épithéliaux de la lame dentaire.

Ils sont la plupart du temps asymptomatiques, les dents qui jouxtent ces kystes sont habituellement vitales.

La découverte est donc presque toujours radiologique : le kyste apparaît comme une lacune oblongue, à hauteur des racines, avec une fine bordure d'os scléreux.

Traitement : exérèse chirurgicale avec conservation de la dent adjacente si possible.

 

Les kystes résiduels sont les kystes radiculaires qui se développent après une extraction, soit à partir d'un tissu kystique résiduel, soit à partir de restes épithéliaux non curetés. Le diagnostic est souvent radiologique : lacune arrondie à limites nettes avec souvent en périphérie un liseré de condensation radio-opaque.

Le traitement est chirurgical.

 

Kyste radiculaire de la branche horizontale droite de la mandibule

Kyste radiculaire de la branche horizontale droite de la mandibule

Kyste résiduel secteur 36

Kyste résiduel secteur 36